Adaptation alimentaire : allergies ou intolérances ?

On a vu jaillir, notamment dans des sports énergétiques comme la course à pied, la grande mode de l’intolérance voir de l’allergie à certains aliments. À défaut de vouloir tout modifier, une alimentation habituelle peut aussi convenir. Cependant il est sans doute intéressant de se donner quelques pistes afin d’ajuster, et pourquoi pas de réfléchir à expérimenter le quotidien car parfois le système est perturbé sans trop savoir pourquoi et pour quelle raison. 

Il est sans doute possible de voir si tel ou tel aliment peut convenir ou non en le retirant par exemple de son alimentation (et temporairement), lui et ses dérivés durant 3 à 4 semaine, puis voir les si les problèmes ont été résolus. Mais seul l’individu en tant que personne unique peut ressentir ce besoin, car de la même façon que l’on gère personnellement son entraînement l’alimentation doit également être individualisée et surtout réfléchie. C’est dans ce sens que beaucoup d’athlètes de Trail s’orientent désormais à retirer de leur alimentation le lactose ou plus récemment le gluten, et donc modifient leurs repas non seulement au quotidien mais aussi en période de pré-compétition. 

On le sait désormais, les pâtes sont très riches en gluten, et le gluten n’est plus aussi bon avec l’industrialisation à outrance. En fait le gluten est une protéine complexe, très difficile à digérer, avec laquelle nous ne sommes désormais plus adaptés . Aussi et à cause de son introduction récente à l’échelle de l’humanité nous n’avons pas développé les gênes capables de fabriquer les enzymes adéquates à une bonne digestion de celui-ci. Nos systèmes enzymatiques digestifs et immunitaires sont donc désemparés face à ces éléments inconnus. En fait le gluten se comporte comme une sorte de colle qui s’agglutine sur la paroi de l’intestin qui génère des inflammations, des réactions immunitaires, des perturbations importantes du transit. Comme l’avait souligné auparavant Denis Riché dans ses travaux sur la nutrition dans les sports d’endurance, la santé de l’intestin est une des clés de la santé en général et donc de la performance. En fait notre immunité est fabriquée en grande partie grâce à la maturité de l’intestin qui assure notre lutte vis-à-vis des agressions externes. Le gluten semble dans ce sens représenter une sérieuse menace pour un intestin fragilisé. 





Des exemples d’intolérance : L’intolérance aux céréales 

Les risques d’intolérance sont souvent liés :

- Au gluten : seigle, avoine, orge, et parfois avec le froment.

Les céréales qui contiennent du gluten sont : 

- Le blé, le seigle, l'orge, l'avoine, l’épeautre et le kamut. 

Les farineux qui ne contiennent pas de gluten sont : 

- Le riz, le millet, le quinoa, la pomme de terre, le manioc (tapioca), le topinambour, la châtaigne, la patate douce, le fruit à pain, l'igname, l'arrow-root.

Le gluten des céréales germées dans de bonnes conditions est équilibré par une vitamine qui le rend plus digeste même pour les personnes qui sont allergiques à ces protéines.

Conseils

- Privilégier le pain au levain plutôt qu'à la levure de pain,

- Préférer des aliments pauvres en gluten comme le petit épeautre,

- Avant la compétition, prendre davantage d’aliments sans gluten comme le riz, le maïs, le millet, le sarrasin, ou le quinoa.


Intolérance au lait 

Cette intolérance est en fait rarement due au lactose (sucre) mais plutôt aux protéines de lait comme la caséine.

Conseil

- Préférer le lait de chèvre ou de brebis que le lait de vache.


Intolérances aux œufs 

Blanc d'œuf ou jaune, on parle même plus d'allergies que d'intolérance.

Conseil

- Retirer de son alimentation les préparations à base d’oeufs (et pas que les oeufs seuls)



 ERIC