Comprendre ses fatigues et savoir les gérer

Le corps humain s’adapte merveilleusement bien, ce qui veut dire que si l’on répète sans cesse le même entraînement dans le temps il se produira de moins en moins d’effets sur l’organisme. Il est donc nécessaire, si l’on souhaite progresser et moins se blesser, de s’entraîner plus et plus souvent. Cependant, bien que nous soyons capables de nous adapter magnifiquement (hormèse) et donc d’encaisser de gros volumes, il faut du temps et des cycles de régénération en alternance pour progresser.



L'entraînement consiste à stimuler l'organisme, le fatiguer, puis le laisser se régénérer et sur-compenser pour être capable ensuite de mieux supporter l'effort. Le processus de fatigue est donc inhérent à l'entraînement. Ainsi certaines périodes sont plus propices à l’entraînement quand d’autres à celle du repos de l’organisme.

Seulement pour "gérer" sa fatigue, encore faut-il être capable de la comprendre et de l’analyser, l’idée étant que plus on en fait et plus on peut en faire. 


Il existe en plusieurs types de fatigue :

- La fatigue périphérique, celle de votre en corps en mouvement, qui est en priorité d'ordre musculaire et articulaire. Elle transmet ainsi des signaux de douleurs à notre cerveau ;

- La fatigue centrale qui résulte d'un état général et qui est liée à l'énergie utilisée, notamment pour réguler notre température corporelle, de notre quota de sommeil. C'est en priorité cette fatigue qui nous freine dans l'effort et même nous faire abandonner ; 

- La fatigue mentale est une sorte de lassitude à l'entraînement et bien souvent celle qui intervient dans la deuxième partie de course lorsque le cerveau reçoit de nombreux signaux d'alerte, et qu'il n'est plus capable de gérer les émotions. Les pensées sont nombreuses, et chacun réagit différemment. Mais difficilement contrôlable si on ne l'a pas travaillé en amont. 

- La fatigue digestive, enfin, qui est le cumul d'une alimentation plus ou moins équilibrée, et qui révèle bien souvent une adaptation -ou non - du microbiote intestinal.


Gérer ses fatigues pour mieux performer 

Les dernières semaines ou jours avant une compétition importante doivent nous permettre d'arriver avec des niveaux de fatigue au plus bas pour être en capacité de mobiliser un maximum de ressources quand cela sera nécessaire. Cela ne signifie pas qu'il ne faut plus s'entraîner et passer ses journées à dormir, ce serait trop simple, mais plutôt intégrer la savante dose de stimulation et de repos en fonction de son niveau et de son envie. C'est justement cette disparité entre les niveaux, les pratiques, les objectifs et tout simplement les personnalités qui doivent nous guider vers un seul et unique conseil : il est nécessaire d’individualiser notre approche par le travail au ressenti d’effort.

L'important est en quelques sorte d'être acteur de son entraînement et de s'approprier les conseils (souvent génériques et appris sur le terrain, notre plateforme, et des ouvrages de vulgarisation) pour les adapter à sa pratique personnelle. Le changement doit donc venir de vous, et vous seul…

Un débutant a besoin de notions assez simples pour ne pas se sentir submergé d'informations tandis qu'un compétiteur plus expérimenté peut intégrer des notions plus complexes pour aller plus loin dans son approche. C'est avant-tout la bonne connaissance de soi qui va permettre de savoir quoi faire pour arriver le jour J en forme et en confiance. Et surtout d'être en phase avec soi-même au quotidien dans son entraînement.

Pour cela il est aussi très important de suivre un plan d’entraînement bien construit et respectant tous ces principes.




 eric