Souplesse ou étirement ?

Dans les approches actuelles sur l’entraînement en course à pied, la souplesse est un sujet assez controversé. En fait, ce constat résulte de plusieurs explications. De multiples interrogations subsistent malgré les nombreuses études effectuées. 

Pour éclaircir ce sujet, il convient de faire la distinction entre les différentes formes de sollicitation de la souplesse car elles n’ont pas la même implication sur les performances, ni la même nécessité par rapport à la spécialité sportive. Ainsi, une amplitude maximale n’est nécessaire que dans certaines activités dont l’esthétisme ou l’efficacité l’exigent : 

- La souplesse  doit donc être maximale dans des disciplines comme la gymnastique, le karaté ou dans certaines activités athlétiques comme la course de haies,

- Par contre, d’autres activités n’ont besoin que d’une certaine mobilité pour réaliser les mouvements habituels tout en gardant une réserve pour ne pas avoir de blessures : ainsi en est-il de la course longue comme le Trail.  




Pour résumer:

- On utilise le terme "assouplissement" pour les exercices qui visent principalement l’augmentation de l’amplitude maximale de mouvement (comme pour la course de haies), 

- On utilise le terme "étirement" pour la mobilité et/ou le maintien musculaire et donc pour les coureurs de Trail.


Les techniques d’étirement

On distingue plusieurs techniques selon que le muscle étiré est relâché (passif) ou contracté (actif), que l’on utilise ou non une contraction musculaire dans la technique ou que l’on utilise une posture ou un mouvement pour la mise en tension. 

On classe alors les étirements comme suit : étirement statique passif, étirement statique actif, étirement dynamique lent, étirement dynamique rapide et enfin étirement balistique. 



 ERIC